

Estampes monochromes ou polychromes
Dessins mine de plomb, pierre noire, sanguine
fusains,encre
Journaux
Couvertures ou pages de livres
autographes brevets étiquettes, menus, programmes
Tous les papiers, toutes les techniques, tous les états de dégradation, toutes les exigences de sa clientèle pouvant se présenter au restaurateur, amèneront ce dernier à adapter son geste et son intervention en fonction de l’oeuvre.
Exemple d’une aquarelle d’époque 1900.
Ce document se présente collé sur un carton acide qui s’effrite ; on note d’importantes mouillures en partie supérieure et sur la droite de l’oeuvre ainsi que de nombreuses salissures. Le coin le supérieur gauche est manquant et il y a des lacunes dans le bord supérieure droit.
La procédure de restauration
La procédure de restauration, dans ce cas là, sera la suivante : décollage au scalpel du carton, nettoyage à sec à la gomme en poudre et à la gomme wishab. Test de la solubilité des pigments à l’eau et à l’alcool. Si les couleurs sont solubles : nettoyage des mouillures au pinceau avec une solution d’eau et d’alcool avec absorption sur buvards et application de gel de synthèse pour éviter les auréoles. Dans le cas de pigments relativement solides, on envisagera un nettoyage aqueux par capillarité sur tamis ce qui permettra d’enlever une partie de la coloration jaune et de rétablir le PH du document (adjonction éventuelle d’un agent apportant une réserve alcaline). On envisagera à ce stade la possibilité d’utiliser ponctuellement une solution de blanchiment suivie d’une neutralisation et d’un rinçage toujours avec application au pinceau. Après nettoyage, le restaurateur s’attachera à la restauration des lacunes avec des greffes de papier de même origine et enfin utilisera crayons et pastels pour mettre les restaurations à la teinte du papier d’origine.
Mise à plat finale après ré humidification sous Gore Tex